C'est une histoire comme toutes les autres, tellement ordinaire… tellement unique.
C'est l'histoire de Mélanie Emmanuelle Jasmine PANNIER...                 

Un premier temps universitaire...
Hypokhâgne, Licence d’Histoire, Licence, Maîtrise et D.E.A. d’Anthropologie (Master).
Six années passées à étudier la vie.

Changement de cap…
Préparation d’un brevet d’Etat d’Educateur Sportif en Escalade.
Quelques années passées à goûter à la vie…
La Nature et le sport (escalade, VTT, course à pied, randonnée, ski, voile, natation…).
Mais, il y a souvent des mais dans la vie…

Changement de cap…Le Cinéma...                                                                                                
Assistante cuisinière (Cantine de cinéma - Catering),
Assistante Régie, Assistante Déco et Régisseuse Adjointe.
                                                                                                                        
Ce n’était pas encore l’heure de m’arrêter.
Mon refuge dans l’industrie du rêve n’était qu’illusoire…
Tours, détours, demi-tours,  sorties de route, tonneaux…
Il faut beaucoup de temps pour apprendre qui nous sommes,
et il en faut encore plus pour devenir qui nous voulons être, pour trouver notre propre route.

Un jour un ami m’a écrit, « Un guerrier de la lumière remarque que ses peurs sont là pour tester sa bravoure,
sa persévérance, sa capacité de décision. Elles sont une bénédiction, parce que ce sont elles qui l'obligent à lutter pour ses rêves. C'est l'expérience du combat qui renforce le guerrier de la lumière. Adaptation libre d'un texte de Paulo Coelho
 ».

Formation en Photographie, « Techniques photo argentique et numérique » PN95,
dans la prestigieuse école des GOBELINS à Paris.

La Photo, ce n’est pas qu’une histoire de technique, c’est une histoire qui parle de la vie…
Mettre sur pause le flot incessant de mes pensées, être présente à tout ce qui m’entoure, au monde et aux autres, sans masque ni armure. Il n’y a plus ni passé ni futur, seul compte le territoire éternel et infini de l’Instant présent.
Lâcher prise, me laisser guider par mon instinct et par la vie. Apprendre à croire en moi…
J’ai fait un pas en avant dans la lumière de la vie, les yeux grands ouverts…
Il était l’heure de commencer à vivre, dans le Présent…
J’ai commencé par écrire un livre, histoire de m’accrocher à mes rêves. Et puis je suis partie.
Sur la route, seule. Retrouver la sensation d’être vivante. Répondre à l’appel de l’immensité de la Nature, redonner de la vie à mes sens, porter un nouveau regard sur le monde, un regard qui aurait l’angle d’un Fisheye, pour voir le champ des possibles à l’infini…  Cesser d’être un être pensant, pour redevenir un être vivant, libérer mon instinct et me laisser guider par toutes ces « coïncidences » qui se présentent sur ma route.

J’ai traversé seule l’Ouest des Etats Unis, 10000 kilomètres, 10 Etats, des motels bons marchés le long de la voie ferrée de la Route 66, des bars où les femmes sont regardées comme des ovnis, des réserves indiennes que les étrangers se gardent bien de fréquenter, tant la pauvreté et la dureté des regards les effraient… J’ai passé la frontière et j’ai continué ma route au Canada. J’ai traversé la Colombie Britannique au milieu des incendies estivaux, j’ai marché dans les Rockies, sur le territoire des grizzlis, j’ai travaillé dans des champs et dormi dans une cabane isolée au cœur d’une forêt du Yukon (sans téléphone ni voiture), j’ai travaillé dans un ranch de l’Alberta…
Je me suis sentie seule, une solitude à couper le souffle, envahie par toutes ces peurs que je ne pouvais plus cacher. Et puis j’ai trouvé agréable ce regard que je portais sur moi-même, sans filtres ni parasites. Mes peurs apparaissaient avec une telle clarté qu’elles devenaient plus faciles  à affronter.
Sur la route comme avec un appareil photo dans les mains, on apprend à affronter ses peurs, à oser être soi-même dans l’Instant présent…
J’apprends… et toutes les photos que je montre aujourd’hui ne sont que le début d’un long apprentissage…
le début de ma vie…


9 months on the road. 25000kms (15500 miles). Now it’s time to go back home. I have only twenty cents in my pocket and I am terrified…
« It is all unknow to me then. Everything except the fact that I don’t have to know. That is enough to trust that what I’ve done is true… It is my life, like all lives, mysterious and irrevocable and sacred. So very close, so very present, so very belonging to me.
How wild it was to let it be
 »
(Cheryl STRAYED, " Wild ")
Now it’s time to forgive myself and above all to begin to live…

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